berry 7 Posté(e) 7 août Bonjour à tous, Je souhaitais mettre des mots sur mon ressentie et mes difficultés personnelles . Je ne cherche pas spécialement de conseils ou aides. J'avais juste envie d'en parler et être transparente avec moi-même. Je me suis mise au dessin sérieusement durant mon hospitalisation en 2020, je n'étais plus qu'une adolescente perdue, dépressive et pessimiste. Je ressentais de la peur, peur pour l'avenir flou que je n'arrivais pas à voir. Triste de cette solitude intérieure et honteuse de voir qui je suis devenue. Émotions dont je ne trouvais pas mes mots à cette époque. C'est le dessin qui m'a permis de les mettre, elle m'a aidé dans ces moments difficiles, et , avec une autre patiente , nous passions notre journée à dessiner. Je n'ai que de vague souvenir maintenant mais je me souviens toujours de cette joie et satisfaction de dessiner. Sauf que ce plaisir qu'est le dessin va et vient telles des vagues, je peux me sentir remplie d'envie comme je peux me sentir tellement fatiguée et découragée par ça . Puis j'ai découvert les cours en lignes en regardant sur des sites car je me suis dit que j'avais peut-être besoin d'un cadre ou bien de quelqu'un avec qui je pourrais partager un centre d'intérêt commun. Mais après quelque leçon , je me suis vite lassée, j'ai abandonnée , et encore une fois j'ai laisser tomber... Ce n'était pas la première fois que j'abandonne un projet mais je me suis toujours dit que cette fois ci ce sera la bonne, je mettais trop d'attente sur un produit " miracle " qui, je pensais règlerait tout mes maux, tout mes soucis. Et inconsciemment j'ai pris cette habitude de recommencer, encore et encore, car sûrement au fond de moi j'étais confortable dedans, c'était familier, même si ma relations avec le dessin devenait de plus en plus toxique. J'avais dû mal à me voir sans elle. J'avais déjà tellement investit dans les livres de dessins , les cours en lignes , les crayons , les carnets etc... Puis, un jour je n'ai pas dessiné, et un jour est devenu une semaine, un mois , trois mois, six mois... Je passais mon temps à jouer au jeux, à regarder des vidéos sur YouTube, à lire des romans. Je me suis senti bien voire presque soulagée. C'était enfin finit . Et pourtant, cela m'arriver de voir des tutos pour dessiner des personnages dans mes recommandations, de m'arrêter devant des livres de dessin lorsque je sortais quelques fois. En regardant plusieurs vidéos sur YouTube, je me suis dit : pourquoi pas faire des vidéos ? Pourquoi pas chanter des chansons ? Pourquoi pas écrire des histoires ? J'ai commencé à essayer de faire des vidéos. C'étais difficile, écrire un script , tourner , monter la vidéo. Tout ça m'était étranger, j'ai finalement posté une vidéo , qui n'a fait que quelque vues après plusieurs jours. J'étais déprimé, puis j'ai arrêté de poster les vidéos. C'était la même choses pour le chant et l'écriture. Je ne sais pas si vous aviez remarqué, ce paterne. J'abandonne à la moindre difficultés car c'est étranger, inconfortable, douloureux. N'est ce pas mieux de regarder son téléphone , scroller , et s'échapper pendant une heure ? une Journée ? une Semaine ? Le temps n'attend personne. Sur le moment , on préfère fuir car c'est facile. Mais la vie est difficile. Elle demande de soi, des efforts mais surtout de la responsabilité. Personne ne m'a obligé à dessiner , ni même de faire des vidéos , chanter ou écrire . Personne ne m'a forcer à arrêter le dessin , à investir du temps dessus, à dépenser de l'argent. Sauf moi... Juste moi. Il y a encore beaucoup de choses dont j'aimerais vous partager mais je ne pense pas que ce soit en rapport avec le sujet du texte . Je vous remercie pour avoir pris le temps de lire mon poste. Berry 4 Partager ce message Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
justice8 2,251 Posté(e) 9 août Salut et bravo pour ton message, il n'est pas facile d'exprimer son mal-être ou ses doutes. Je crois que cette vidéo de Marc Brunet pourrait beaucoup t'aider (en anglais.) L'auteur y explique très bien la source probable de ton problème, en résumé : le fameux shot de dopamine dont le cerveau devient vite accro et le fait qu'il nous éloigne très facilement de ce qui ne lui procure par sa dose facilement. Et oui, on n'a rien sans rien, faite des efforts est difficiles, il y aura des difficultés et des échecs, "il faut juste" avoir l'envie de franchir ce "petit" obstacle pour aller de l'avant. Ne pas oublier non plus le biais du survivant : la réussite ne vient qu'avec la persévérance dans l’échec. Thomas Edison est célèbre pour une citation qui lui est attribuée "I didn’t fail 1,000 times. The light bulb was an invention with 1,000 steps." 2 Développeur indépendant de jeux vidéo avec Godot : Ishid-O-Matic Reborn - <Project RandShoot>Firebat MN56, écran Acer EK251QGBI, windows 11, XP-Pen Star 03 V2, Krita 5.3.1Des refs (portraits, paysages et divers issues de films & séries) Partager ce message Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
Matt Fou 429 Posté(e) 24 août Slt BERRY, Justice 8 à bien raison et moi aussi je te dis bravo pour avoir exprimé tes sentiments. Pour commencer, tu as très bien compris le sens de la vie, est c'est cool en fait. C'est normal d'avoir peur et la vie est difficile mais c'est le meilleur chemin. Le fait de surmonter les difficultés c'est cela qui rend les choses cools ... C'est d'avoir fait l'effort, d'échouer, de recommencer, d'échouer à nouveau, de persévérer (c'est là que ça devient compliqué mentalement) et finalement d'y arriver (Et là c'est géniale mais pour quelques temps). Ensuite, il faut recommencer tous se processus. Tes pensées, pour ma part et bien des gens que je connais, ont les à déjà eu et il faut en passer par là pour en sortir finalement. Par rapport au dessin (où toutes autres activités en réalité), c'est normale toutes ses montagnes russes d'émotions (l'envie, la frustration etc...) , mais si tu sens au fond de toi que t'as envie d'y retourner (tu t'arrêtes devant un dessin, tu regardes des tutos), il faut faire cette effort et trouver un moyen de ne pas lâcher car c'est tout ce processus qui redonne confiance en soi. Regarde les interviews sur DPS.SCHOOL, tu comprendras que tu n'est pas un cas à part et que le chemin difficile est celui qui est le plus gratifiant. J'adore les écrans (films et séries) mais je préfère me faire chier à dessiner et passer par divers émotions comme la frustration (c'est celle qui revient le plus souvent) car quand on finit, qu'on a été au bout, il n'y as pas de regret ni d'amertume c'est un sentiment de bien être (merci dopamine, de la vrai dopamine... pas de la dopamine facile que les écrans nous fournissent). J'espère que tu trouveras ton chemin sachant que le fait d'avoir écris? c'est pour toi la meilleurs des étapes pour continuer. PS : Explore le site car il y a pleins d'infos sur différents sujets lié au émotions dans l'art. 2 Partager ce message Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
Zelenthir 184 Posté(e) il y a 6 heures Très beau message. Je pense que beaucoup de personnes connaissent cette sensation : commencer un projet avec une grande détermination, puis voir cette flamme s’éteindre peu à peu face aux difficultés du chemin, surtout lorsque l’objectif paraît encore lointain ou difficile à atteindre. Cela dit, je me demande si la difficulté ne vient pas parfois de la manière dont on envisage cet objectif. Le sommet de la montagne représente ton rêve, mais le travail et la pression de l’atteindre peuvent aussi devenir une source de frustration. Le déclic, du moins en ce qui me concerne, a été de comprendre qu’il fallait aussi apprendre à considérer le chemin lui-même et à l’apprécier pour tout ce qu’il peut apporter, les bonnes expériences comme les plus difficiles. Aimer chaque étape franchie, se réjouir des petites victoires et s’en servir pour traverser les échecs et les doutes. Au final, que tu atteignes ton objectif ou non, il restera tout ce que tu auras appris, ressenti et construit en chemin. Et je crois que cette fierté et ce plaisir peuvent parfois compter davantage que la réalisation de l’objectif lui-même. C’est d’autant plus vrai dans l’art, où la progression est presque infinie et où l’objectif peut rester assez flou. D’ailleurs, tu le dis toi-même lorsque tu repenses aux bons moments passés à dessiner avec une amie, malgré une période difficile. Ce que tu évoques, c’est déjà le chemin : les émotions, les rencontres et les instants qui donnent envie de continuer. Alors, peut-être que tu pourrais reprendre cette route, ou en choisir une autre. L’essentiel est qu’elle te procure quelque chose, qu’elle te fasse vibrer, même un peu. 2 Partager ce message Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
berry 7 Posté(e) il y a 1 heure Merci pour tout vos messages 😊, Durant le mois d'Août, je suis retourner avec ma famille voir des proches. Cela m'a permis de sortir un peu de mon cocon, j'en avais besoin ! Je dirais que ça m'a aussi aider à penser à autres choses plus positives, et ne pas me renfermer dans ma bulle. Bien que je n'ai pas du tout dessiner ou fait de chose " productif ", je me sens beaucoup mieux dans mon esprit. Je sens que m'a mentalité a changé un peu , je me sens plus en forme et plus enthousiaste. Même si ma " passion " pour le dessin n'est plus aussi intense, je remarque que ma relation avec celle-ci n'est plus autant toxique qu'avant. Parler et échanger avec mes proches m'ont aussi permis de voir que la vie même est en soi simple. Qu'au lieu de me victimiser, de reprocher la faute sur les autres ou mon environnement, je devrais prendre des moyens nécessaires pour changer ma situation. Petit à petit mais sûrement. Une phrase de fin pour terminer ce message : Il n'y a pas de chose infaisable , juste des excuses que l'on se dit. 1 Partager ce message Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
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