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Art-thérapie : une discipline encore méconnue où l'art aide les patients

Publié le 3 novembre 2026 par Spartan de DPS dans Métiers - Dessin, Digital Painting, Psychologie - 1

Et si l’art ne servait pas seulement à créer, mais aussi à faire du bien ?

Dessiner, peindre, modeler, jouer de la musique… Nous sommes nombreux à avoir déjà ressenti cette étrange sensation de “couper” avec le reste du monde lorsque nous nous plongeons dans une activité artistique et au contraire de se reconnecter à nous-même - ou à plus grand. Le temps ralentit, l’esprit se libère, les pensées s’apaisent. Parfois, on crée simplement pour le plaisir. Parfois, l’art nous permet aussi d’exprimer ce que les mots ne parviennent pas à dire.

C'est sur cette observation que se base l'art-thérapie, une discipline fascinante qui prend petit à petit son essor.

Alors, qu’est-ce que l’art-thérapie ? 

À qui s’adresse-t-elle ? Faut-il savoir dessiner pour devenir art-thérapeute ? Comment une simple activité artistique peut-elle devenir un véritable outil thérapeutique ? Et surtout, comment devient-on art-thérapeute ?

C'est Juliette qui va répondre à ces questions pour nous. Elle est bien placée pour le faire car c'est une art-thérapeute en activité. Elle nous partage son parcours, sa vision de cette discipline et plusieurs anecdotes issues de ses expériences auprès de personnes âgées, de personnes en situation de handicap ou encore de personnes rencontrant des difficultés dans leur quotidien.

On est loin du digital painting pour le jeu vidéo, de la fantasy ou autre… Comme pour nous rappeler que le digital painting, le dessin ou la peinture peuvent aussi ouvrir d'autres voies auxquelles on ne pense pas. Notamment une voie qui peut aider les autres et faire du bien.

 

Création de patient d'art-thérapie

 

Echange avec Juliette, Art-thérapeute : 

 

1. Pourrais-tu expliquer ce qu'est l'art thérapie ? Pour qui est-ce que c'est fait et où est-ce que ça se pratique ?

L'art-thérapie c'est une discipline paramédicale qui utilise les bienfaits de l'art pour améliorer le quotidien des personnes en besoin. (S'il y a autant d'élèves à DPSchool, c'est bien que l'art fait du bien, non ? 😊)

Il y a différentes formes d'art-thérapie. L'art-thérapie traditionnelle, celle qui a éclot en premier lieu au Canada et en Angleterre principalement. Celle-ci tient plus de la psychothérapie ou de la psychanalyse. Elle se sert de l'art pour faire émerger des maux, à révéler des souffrances. Elle nécessite une part d'interprétation, d'analyse des œuvres.

Pour ma part, c'est un autre courant, qui lui a été développé en France, il y a 50 ans. Il s'agit de l'art-thérapie moderne. Si on suit la définition officielle, L'art-thérapie c'est l'utilisation et l'exploitation des effets de l'art pour valoriser les capacités préservées des personnes en souffrance.
Pour faire simple, en art-thérapie moderne, on a pris conscience des bienfaits divers que peuvent procurer les différentes formes d'art (arts plastiques, arts graphiques, arts corporels, musique,..) afin de cibler les effets les plus appropriés pour répondre aux objectifs de soin des patients (prendre confiance en soi, diminuer l'anxiété, recréer du lien social, travailler sa praxie, renforcer la concentration, lâcher prise pour réussi à prendre soin de soi, etc...).

A qui ces séances sont destinées... à tout ceux qui en ressentent un besoin. Tous ceux qui sentent une entrave à leur bien-être, même minime. Pratiquer l'art fait du bien, ça détend, ça libère l'esprit, c'est souvent considéré comme un moment de pause qui permet de remplir ses batteries.

On peut trouver des Art-thérapeutes en cabinet libéral, d'autres (c'est mon cas par exemple) interviennent à domicile ou dans des structures spécialisées (EHPAD, IME, Foyers,...)

 

 

Création de patient d'art-thérapie

 

Création de patient d'art-thérapie

 

2. Est-ce qu'il faut déjà savoir dessiner avant ou pratiquer une forme d'art ou est-ce que c'est ouvert à tous ?

Contrairement à ce que redoute beaucoup de personnes, non aucune abilité artistique n'est attendue. Même, au contraire, parfois, c'est d'autant plus intéressant de découvrir ses capacités lors que l'on était persuadé de ne pas y arriver. Souvent j'évalue la capacité à lâcher-prise et à explorer en se concentrant sur ses ressentis. Le but n'est pas de faire du beau, mais de se faire du bien. Peu importe le niveau artistique, tout le monde peut faire de l'art-thérapie.

 

Création de patient d'art-thérapie

 

3. Pour quelle pathologie ou dans quelle situation est-ce que ça peut être conseillé ?

Je peux citer différents endroits dans lesquels l'art-thérapie à tout son sens, mais je ne saurais conseiller un public en particulier. Une personne lambda pourrait bénéficier d'art-thérapie s'il sent un manque de motivation, une perte de confiance en soi, une situation qui a été angoissante et qui nécessiterait de retrouver de l'apaisement. Ce qu'on fait en séance peut être à but de se poursuivre à la maison pour élargir les bienfaits au quotidien. Ou simplement des "one shot" un peu reboostants.

L'art-thérapie est assez présente dans les établissements accueillant un public  avec des handicaps divers, de la démence, en fin de vie, des troubles du comportement de l'enfance à la vieillesse. Il n'y a pas d'âge. On trouve aussi des art-thérapeutes dans les hôpitaux, que les services soient dédiés aux courts ou aux long séjours.

Nous qui sommes attirés par l'art, ce n'est sûrement pas par hasard. Quand on dessine c'est comme rentrer dans son refuge. On se vide la tête, on met le négatif de côté ou on l'exploite pour en faire quelque chose, ça nous apaise ou nous permets de nous exprimer. On se décharge pour mieux se remplir, on se concentre, on fait du beau, on se valorise ou on se cherche, on se challenge... si on dessine, c'est parce que ça nous fait du bien. La différence en art-thérapie, c'est qu'on est accompagné par un professionnel pour nous guider précisément vers ce dont nous avons besoin.

Qui de mieux que nous, fana d'art pour défendre ces bienfaits, que ce soit dans la contemplation visuelle ou dans la pratique. Qui d'ailleurs n'a jamais visité un musée ou n'est resté à regarder une œuvre trouvée au hasard et qui a attiré notre œil ?

J'ai même reçu des personnes qui n'avait aucune attirance pour l'art et ce demandaient ce qu'elles faisaient là. Des personnes lambdas. Sûrement des prises en charge des plus intéressantes, car ça leur a permis de s'ouvrir, de découvrir des sensations encore jamais explorées, de découvrir de nouvelles capacités, d'apprécier le moment et de se valoriser.

L'art-thérapie est complémentaire avec les autres disciplines paramédicales. Elle peut venir appuyer certaines facette travaillée en psychologie, rentre ludiques certains mouvements de rééducation en ergothérapie, détendre le corps et la tête pour l'ostéopathie ou la psychomotricité...

 

Création de patient d'art-thérapie

 

 

4. Comment est-ce que l'effet thérapeutique fonctionne ?

Très bonne question ! C'est l'alliance entre l'analyse des besoins de la personne, donc de l'objectif que l'on définit et de l'exploration de la technique artistique qui correspond à celui-ci. L'art-thérapeute crée une stratégie en se servant de ses connaissances sur les effets de l'art (rééducatif, entraînant, relationnel, apaisant, etc) pour répondre à l'objectif en question. Une fois la stratégie en place, l'art fait son œuvre en quelque sorte. On peut donner des consignes, ou laisser libre pour voir ce qui vient, tout en restant présent pour aiguiller, soutenir, stimuler, mais c'est l'art qui exerce ses bienfaits. Ça a un coté un peu magique l'art : c'est beau, c'est doux, captivant, ça parle à tout le monde d'une certaine manière. Pour ma part je trouve ça fascinant. J'imagine que si vous êtes rendu sur DPSchool, vous qui lisez ces mots, c'est que vous partagez cet avis.

 

Création de patient d'art-thérapie

 

5.  Est-ce que tu as des anecdotes à partager ?

Rien de bien palpitant, mais oui, je peux vous raconter quelques anecdotes. 
A mes débuts, durant un stage, j'ai rencontré une dame en EHPAD, qui avait une démence de type Alzheimer. Cette dame était très fermée, ne participait à aucune activité, refusait tout ce qu'on pouvait lui proposer. J'ai tenté beaucoup de choses, changé de nombreuses fois ma stratégie pour tenter de l'accrocher. Rien n'y faisait. Donc j'ai pris l'habitude de juste discuter avec elle de choses et d'autres. Puis un jour, elle m'a dit cette phrase "j'aimais chanter avec mes enfants quand nous allions dans les chants". Ses enfants étaient décédés jeunes, elle avait perdu son élan vital, dormait peu et n'avait rien auquel se raccrocher. Sauf peut-être ce souvenir joyeux. Je m'en suis saisie. J'ai commencé à lui chanter des chansons. Toujours les mêmes. Elles ne les connaissait pas, mais à force elle reconnaissait les mélodies. Un jour, elle a commencé à chanter avec moi. Puis c'est devenu une habitude, nous chantions ensemble à chaque séance. Elle a retrouvé son sourire et un éclat de joie dans le regard. Je n'ai pas souvenir si elle avait fini par accepter de participer aux activités, mais elle s'est ouverte aux autres, interagissent, souriait. Et j'ai eu la satisfaction de la voir, elle que le sommeil fuyait, s'endormir paisiblement lors d'une séance, alors que je chantais pour elle.

Dans ce même EHPAD, j'ai rencontré une dame d'environ 70 ans seulement, qui était entrée suite à un AVC l'ayant paralysé de tout son côté gauche, la privant de la marche, de la parole, et de son élan vital. Cette dame qui se sentait incomprise et incapable au quotidien, restait cloitrée dans sa chambre, renvoyant barrer les soignants. Ses seuls sourires étaient destinés au chat de l'établissement. Mon objectif : la faire sortir de sa chambre afin qu'elle crée du lien social. Il a d'abord fallu créer un lien de confiance, en allant la voir sur des temps très courts pour faire connaissance. J'apportais avec moi des photos du chat et lui racontais des anecdotes sur lui. Ça la faisait sourire et rire. Première phase accomplie. Deuxième phase : Sortir de sa chambre pour aller photographier le chat. Je lui tenais l'appareil photo et elle appuyait de son doigt valide. C'est devenu un rituel, elle avait un but qui la valorisait. Troisième phase, la faire aller dans la salle commune et la faire interagir avec d'autres. J'ai amené mon piano, et on s'est mise dans un coin. J'ai joué quelques notes et lui ai proposé de m'accompagner. Elle appuyait sur des notes aux hasard avec son doigt valide pendant que je créais un rythme. Au fils des séances, elle prenait confiance et s'amusait. Petit à petit, elle a commencé à avoir du public qui venait l'écouter et l'encourager. Vous auriez vu son sourire! L'interaction avec les autres ne pouvait se faire par la paroles pour elle, mais elle tentait tout de même de communiquer avec des gestes, des sons. On l'entendait beaucoup moins rembarrer les soignants, les résidents également. Et puis un jour, contre toute attente, elle a accepté une sortie à la mer avec d'autres résidents, une première. J'ai pu l'accompagner pour l'occasion. Et autant vous dire que cette sortie n'a pas été sa dernière !

Aller, une petite dernière ? 
En foyer de vie cette fois. Un homme, avec une déficience intellectuelle légère et une schizophrénie, qui manquait de confiance en lui, gêné par des tremblements. Lors de sa première séance, je lui ai demandé de dessiner une forme simple. Ses tremblements rendait la tâche impossible. Habituellement, on évite d'aller sur des terrains qui mettent en difficulté les personnes, mais j'ai senti qu'on pouvait aller plus loin et contourner cette problématique pour qu'il puisse tout de même créer de ses mains. J'aurais pu l'emmener sur de la danse ou du théâtre, mais malgré son manque de confiance, il avait envie de dessiner. Je suis passée par une phase où j'intervenais sur ses dessins ou ses toiles, afin de lui simplifier des tâches et qu'il se concentre sur ce dont il était capable (par exemple, je lui faisais le dessin, peignais les contours et il remplissait). Au court de la prise en charge, ses tremblements ont commencé à diminuer, et ses traits à s'affirmer. Je lui laissais donc petit à petit plus de place, plus de choses à réaliser par lui-même, mon but étant qu'il puisse devenir autonome et faire par lui-même. 2 ou 3 ans plus tard, il faisait son dessin préparatoire seul, et attaquait sa peinture. Il a gardé des tremblements, ne faisant jamais de traits bien droits, mais je lui ai appris à trouver son propre style en se servant de ses tremblements. Il dessine beaucoup de paysages, et tous sont beaux. Sa plus grande fierté a été de réaliser une exposition au sein du foyer, avec une dizaine de tableaux. Les compliments qu'il a reçu lui ont beaucoup apporté, et ils étaient mérités.

Il y a pleins de belles choses à faire émerger des séances.

 

Création de patient d'art-thérapie

 

Création de patient d'art-thérapie

 

6. Quels sont les prix ?

Difficile à affirmer.. ça dépend des régions, en Bretagne, on peut avoir des séances dans les 45 / 50€ environ. Je sais qu'à certains endroits de la France (plus dans le sud) ça peut avoisiner les 70€. En libéral, les art-thérapeutes définissent eux même leur prix en fonction de leur loyer, et autres coûts, ça peut donc varier. Le mieux c'est de regarder autour de vous et de vous renseigner.

Pour l'instant, il me semble qu'aucune mutuelle ne propose de remboursement des séances d'art-thérapie. C'est donc malheureusement entièrement à la charge du patient. On espère que cela évoluera un jour afin de rendre les séances davantage accessibles à chacun, au moins sur quelques séances. Au vu de la tournure que prend la finance dans la santé, il semblerait que ce ne soit pas pour toute suite... mais un jour peut-être !

 

Création de patient d'art-thérapie

 

Création de patient d'art-thérapie

 

7. Maintenant, penchons-nous sur l'artiste qui réalise ces sessions. Comment est-ce que tu as découvert cette discipline et comment est-ce que tu as commencé ?

Je suis une passionnée d'art depuis mon enfance, j'ai baigné dans le dessin, la peinture, le pastel et aussi la musique, dès la naissance. J'ai souhaité entrer aux beaux arts et durant ma première année, j'ai rencontré, par pur hasard, une dame qui m'a parlé d'art-thérapie lorsque je lui exposais mon indécision entre un métier artistique et la psychologie. Ce métier m'a paru comme une évidence, j'ai fini mes 3 premières années aux beaux arts (qui au final ne correspondait pas du tout à mes attentes, trop perché) et suis rentrée à l'AFRATAPEM, une école d'art-thérapie, à Tours, terminant par un diplômé universitaire en Faculté de Médecine. Ça a duré 3 ans, avec l'arrivée du Covid pour m'aider à me lancer dans le grand bain 😅... ce n'était pas évident, mais le besoin de ce type de métier s'est aussi fait ressentir à ce moment, donc j'ai réussi à grappiller quelques postes par-ci par-là avant de réussir à en vivre.

Pour les diplômes ou les certifications d'art-thérapeutes, il faut être très vigilant envers les écoles. Certaines ne sont pas reconnues (la mienne a même perdu son titre RNCP pendant quelques années avant de le retrouver) voire même qui proposent des formations hyper courtes qui ne proposent pas les fondements nécessaires pour accompagner un public dans un aspect thérapeutique. Je suis assez méfiante en général. Beaucoup se disent Art-thérapeute sans même avoir été formé, sur le seul fait qu'ils travaillent une forme d'art, ou parce qu'ils ont suivi une formation de 3 jours. 
Il ne faut pas oublier que l'on accompagne des personnes en difficulté et lorsqu'il s'agit de schizophrénie ou de démence, il est obligatoire d'avoir une base solide pour ne pas perdre les personnes dans leurs délires, l'art étant propice pour se perdre dans l'imagination. On a une responsabilité et des objectifs à atteindre, ce n'est pas un simple atelier de mandala. Je rigole avec ce terme, qui est souvent appelé art-thérapie sur les carnets, sauf que biensûr, sans un thérapeute, il ne reste que l'Art (si colorier sans dessiner, est considéré comme un Art). Je n'en dénigre cependant pas ses bienfaits apaisants.

Les écoles d'art-thérapie délivrent des certifications et un titre d'art-thérapeute. Celles qui sont reconnues par le RNCP proposent souvent un DU en Fac de Médecin pour compléter et montrer une fiabilité.

 

Création de patient d'art-thérapie

 

8. J'entends de mon côté de plus en plus parler d'art-thérapie. Est-ce que tu penses que c'est quelque chose qui est en train de se développer ? Qu'aurais-tu à conseiller si certains artistes voulaient se tourner vers cette voie  ?

L'art-thérapie se développe progressivement en France depuis 50 ans et effectivement on commence seulement à en entendre parler. Le temps que les art-thérapeutes explorent, partagent sur les bénéfices, mais également les prouvent, ca a prit du temps. Comme tout nouveau métier, il faut prouver que nous ne sommes pas des charlatans. Et attention ! Il y en a énooooormement en art-thérapie. Les formations profitent du fait qu'il n'y ait pas de diplôme d'état reconnu pour proposer des cours pseudo professionnalisants... mais méfiance. Vérifiez que la formation soit bien reconnue RNCP. C'est la seule reconnaissance de l'état vis à vis de l'art-thérapie. Elle rend conforme la formation et ouvre donc plus de porte pour trouver du travail, car ça vous rend crédible.

Mon premier conseil, que ce soit pour quelqu'un qui souhaite consulter ou quelqu'un qui souhaite s'orienter vers l'art-thérapie, ce serait de bien choisir son courant. Privilégier l'art-thérapie traditionnelle si vous voulez explorer votre inconscient, faire sortir des mots/maux, analyser votre art OU l'art-thérapie moderne, si vous voulez découvrir ou renforcer vos capacités, les valoriser, renouer avec vos ressentis, lâcher prise, prendre confiance, vous apaiser sur certains points, etc. Si vous trouvez d'autres courants, renseignez-vous bien dessus avant de vous lancer. 
Bien choisir son école d'art-thérapie également, regarder le contenu, demander l'avis à des art-thérapeutes. On ne devient pas médecin avec une formation de 3 jours. Chaque profession nécessite de s'investir afin de la pratiquer, très souvent cela demande des années.

 

Ci-dessous ses derniers digital paintings personnels :


 

 

 

Icone formation digital painting Liens de l'artiste

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Poste ton avis sur l'article en commentaire et je t'encourage aussi à suivre Juliette sur les réseaux sociaux ou plateformes que tu utilises. Pour finir, un immense merci à elle d'avoir accepté de répondre à ces questions et d'avoir bien voulu aider et inspirer autant d'artistes de la communauté.

 

Auteur : Spartan de DPS

Depuis toujours animé d'une passion et d'une soif de partage intarissable et aujourd'hui concept artist, illustrateur et formateur, Spartan (Gaétan Weltzer) est le co-fondateur et premier formateur de DigitalPainting.school. C'est également la personne qui doit supporter Léonardus quotidiennement. Des fois cochon-danseur, dessinateur de saucisse volante ou porteur de string de Noël. A votre service.
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